Selon un nouveau bilan, 1143 ruptures d'implant ont été rapportées l'Afssaps. L'Agence des produits de santé précise qu'"aucune imputabilité n'a été établie ce jour entre ces cas de cancer et le port des implants PIP" frauduleux. Le bilan augmente encore. Vingt cas de cancers survenus chez des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP ont été déclarés l'Agence des produits de santé (Afssaps), a indiqué ce vendredi cette dernière.
Selon ce nouveau bilan arrêté au 28 décembre, "on dénombre 3 cas de lymphome, 15 cas d'adénocarcinome mammaire (forme la plus fréquente du cancer du sein, ndlr), un cas d'adénocarcinome du poumon, une leucémie aiguë myéloblastique".
"Aucune imputabilité n'a été établie ce jour entre ces cas de cancer et le port des implants PIP" frauduleux, précise l'agence.
On a ainsi recensé au total 16 cas de tumeurs malignes du sein dont un seul cas de lymphome du sein extrêmement rare, et quatre cas de tumeurs malignes ne touchant pas les seins.
Un numéro vert remis en service
Toujours selon ce nouveau bilan, 1 143 ruptures d'implant ont été rapportées l'agence ainsi que 495 cas de réactions inflammatoires.
Au cours des 672 retraits préventifs ("explantations préventives") de prothèses rapportés l'Afssaps, 23 ruptures ont été découvertes lors de l'explantation ainsi que 14 cas de "perspiration" du gel.
Environ 30 000 femmes ont eu en France des implants de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP) qui a utilisé frauduleusement un gel de silicone non autorisé, au pouvoir irritant. Ces prothèses étaient également vendues l'étranger, parfois sous une autre marque, et entre 400 000 et 500 000 femmes seraient concernées dans le monde, dont 40 000 50 000 au Royaume-Uni.
Le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, 72 ans, est visé en France par deux enquêtes judiciaires "pour tromperie aggravée" et "homicide involontaires.
Plus de 2 500 plaintes ont été déposées Marseille dans cette affaire des (...)